Le printemps à Paris ce n’est pas seulement les terrasses, les jardins, la lumière… C’est aussi une profusion d’expositions. Et l’embarras du choix. Quels que soient vos goûts en matière d’art.
Nous vous proposons ici une petite sélection qui nous ressemble. Des expos à ne manquer sous aucun prétexte. Le printemps est si vite passé !

Araki

Musée Guimet
Du 13 avril au 5 septembre 2016

Nobuyoshi Araki est surtout connu pour ses photos de nus et ses scènes de bondage. Son œuvre est un véritable journal intime visuel où il explore la sensualité et célèbre ses obsessions : le sexe, la mort et sa ville, Tokyo. Célèbre pour ses prises de position, son audace face à la censure, il se démarque par sa liberté de ton. Il est sans doute l’un des photographes les plus décomplexés de notre époque.
Le Musée Guimet rend hommage à ce grand photographe japonais en exposant 400 photographies, de 1965 à aujourd’hui. Dans son objectif, l’art du bondage ancestral, discipline du nœud et du ligotage ultra codifié, magnifié par la lumière et des tonalités chromatiques insolentes. Divisée en neuf parties, cette exposition du Musée Guimet présente aussi les autres thèmes récurrents d’Araki : la fleur, symbole du sexe féminin, ou les cieux…

Velvet Underground
New York Extravaganza

Philharmonie de Paris
Du 30 mars au 21 août 2016

Lou Reed, John Cale, Moe Tucker, Sterling Morrison : quatre individus qui ont changé la face du rock. Depuis son surgissement au milieu des années 60, le Velvet Underground a influencé des générations d’artistes par ses innovations, sa fulgurante carrière et son aura sulfureuse.
L’exposition foisonnante que lui consacre la Philharmonie de Paris se veut essentiellement audiovisuelle. Ainsi on pourra voir les Screen Tests, un film d’Andy Warhol, un diaporama avec les photos de Billy Name, des documentaires sur la jeunesse de Lou Reed et John Cale… En tout, 13 heures de documents visuels et sonores !
Mais l’exposition ne se limite pas au Velvet Underground. Elle consacre aussi une partie importante à New York et à ce qu’étaient la ville et l’Amérique à cette époque. On est alors en plein consumérisme. Et les valeurs traditionnelles des Etats-Unis se voient complètement remises en cause par l’avant-garde et la scène underground.
L’exposition fait aussi la part belle à l’héritage artistique de ce groupe mythique, unique dans l’histoire de la musique et de la contre-culture.

Dans l’atelier, l’artiste photographié,
d’Ingres à Jeff Koons

Petit Palais
Du 5 avril au 17 juillet 2016

L’exposition présentée par le Petit Palais propose aux amateurs d’art de réaliser un de leurs fantasmes : entrer dans les ateliers d’artistes. Fascinants, mystérieux, bizarres, ces ateliers sont les coulisses de la création. Mais pas seulement. Ils révèlent aussi la personnalité des artistes et entretiennent souvent la mythologie qui les entoure.
Dès la naissance de la photographie au milieu du XIXème siècle, les photographes ont investi ces lieux de la création, ont tiré le portrait des artistes et ont commercialisé leurs images. Cette tradition visuelle est aujourd’hui toujours bien vivante, grâce notamment au travail de Gautier Deblonde que l’on affectionne particulièrement. Et même si la vision que les photographes nous proposent est nécessairement subjective et idéalisée, elle nous invite à entrer dans l’univers des artistes en tant que témoins privilégiés.

Seydou Keïta

Grand Palais
Du 31 mars au 11 juillet 2016

Reconnu comme l’un des plus grands photographes du XXe siècle, le père de la photographie africaine, le malien Seydou Keïta (1923-2001) est exposé au Grand Palais. Cette rétrospective s’attache à nous faire (re)découvrir une œuvre qui constitue un témoignage exceptionnel sur la société malienne de la fin des années 40 à 1977. De 1948 à 1962, il a réalisé des milliers de clichés de ses compatriotes et de gens venus de loin, attirés par sa réputation et son talent. Il a développé une esthétique visuelle unique en jouant avec le noir et blanc, la beauté des femmes, le vêtement africain et l’élégance du costume européen. Valorisation de ses sujets, maîtrise du cadrage et de la lumière, modernité et inventivité des mises en scène… entre modernité et tradition, son œuvre témoigne des aspirations d’une société où commencent à germer les idées de liberté qui aboutiront à l’indépendance du pays en 1960.

Huang Yong Ping – Empires – Monumenta 2016

Grand Palais
Du 8 mai au 28 juin 2016

Succédant à Daniel Buren, Anselm Kiefer, Richard Serra, Christian Boltanski, Anish Kapoor et Ilya et Emilia Kabakov, Huang Yong Ping relève le défi d’investir la nef du Grand Palais avec des œuvres magistrales conçues pour l’occasion. Créateur d’octopus géants, d’un long serpent de mer de 120 m de long ou de vastes arches de Noé, Huang Yong Ping n’est pas impressionné par la démesure du lieu. Son projet ? Huit îlots composant une vaste installation immersive en guise de parabole du monde économique d’aujourd’hui.

Et aussi…

Tadzio Lumière Noire et Patrick Zachmann à la MEP
Du 6 avril au 5 juin 2016

Paul Klee – L’ironie à l’oeuvre au Centre Pompidou
Du 6 avril au 1er août 2016

La boîte de Pandore – Une autre photographie par Jan Dibbets au Musée d’Art Moderne
Du 25 mars au 17 juillet 2016