Pas facile de savoir où, quand, ni comment effectuer son premier achat d’art. Voici 7 conseils pour se lancer sans se précipiter.

1 – On prend son temps et on visite

Les expositions, les biennales, les foires… on n’a que l’embarras du choix !
On n’est pas timide et on pousse aussi les portes galeries. On trouve celle(s) qui nous correspond(ent) le mieux et on discute avec les galeristes, des professionnels toujours heureux de transmettre et de partager leur passion. Et si on aime leur vision, on leur fait confiance pour nous aider à définir nos goûts.

2 – On s’informe et on se forme

On flâne dans les librairies des musées ou chez les libraires spécialisés. On forme son regard sur internet, on enrichit ses connaissances et on fait des recherches sur les artistes qu’on aime. On lit les revues d’art. La plupart d’entres elles possèdent des sites Internet très bien conçus et riches de renseignements. Bref, on éduque ses goûts !

3 – On parle budget

On détermine la somme qu’on souhaite consacrer à ce premier achat et on est attentif à ne pas se laisser entraîner par une envie impulsive. Mais si on a un vrai coup de cœur, on garde en tête qu’il est toujours possible d’échelonner le paiement. Mieux vaut s’entendre avec le galeriste sur le règlement que de passer à côté d’une œuvre qu’on aime vraiment.

L’achat d’oeuvres d’art est aujourd’hui accessible à tous les budgets. Ce n’est plus quelque chose de réservé aux riches collectionneurs ou aux marchands internationaux. On peut dénicher des œuvres pour quelques centaines d’euros. Les estampes, les dessins et les lithographies sont moins chers que les peintures ou les sculptures, et sont donc souvent accessibles à des prix abordables. De même pour les photographies. La grande majorité des œuvres se vend sous les 3000 €.

4 – On va voir et revoir l’oeuvre qui nous plaît

Un coup de cœur ? Une œuvre forte qui nous obsède ? On retourne la voir, on l’oublie un moment et on y revient. Si l’envie est toujours là, c’est que c’est la bonne ! On se fait confiance. On se fie à ses intuitions, ses émotions, ses goûts.
Si la confrontation avec l’oeuvre est toujours plus forte face à l’originale, on ne néglige pas les sites internet qui permettent d’acheter dans les galeries du monde entier. La qualité photographique et la résolution des écrans pallient aujourd’hui largement la distance physique.

5 – On achète une oeuvre, pas une histoire

On se méfie des modes. Elles passent et on risque de ne plus apprécier une œuvre qu’on aurait achetée pour une mauvaise raison. On se laisse guider par son plaisir, pas par la renommée de l’artiste. On n’hésite pas à se diriger vers un artiste émergent ou débutant. Certains artistes sont très réputés, et donc très chers. D’autres attirent les collectionneurs et les spéculateurs parce qu’ils ont de grandes chances de prendre de la valeur. Mais leur cote peut toujours chuter. On ne peut jamais anticiper le succès d’un artiste. On ne pense donc pas « retour sur investissement » et on se laisse guider par son émotion.

On achète avec ses yeux et avec son coeur, pas avec ses oreilles. On va vivre avec cette œuvre, on va l’avoir tous les jours sous les yeux, et il vaut mieux qu’on en soit pleinement satisfait, pas vrai ?

6 – On évite les ventes aux enchères

On achète de préférence dans une galerie où on trouvera toujours quelqu’un de bon conseil et avec qui on pourra s’entendre sur le prix et les paiements. Les galeristes sont des professionnels qui travaillent sur le long terme avec les artistes et les collectionneurs. On n’achète dans une salle de vente uniquement si on connaît bien les règles des ventes aux enchères et si on a une idée précise de ce qu’on veut acheter. Il vaut mieux laisser les ventes aux enchères aux collectionneurs aguerris qui connaissent bien les artistes, leur cote et le marché. De plus, la cote des artistes s’envole parfois dans les ventes aux enchères, au mépris de la valeur réelle de leurs œuvres.
Internet permet aussi d’acheter directement en ligne.

7 – On réclame un certificat d’authenticité

On demande une facture à la galerie qui portera l’indication du titre de l’œuvre, ses dimensions, l’année de réalisation accompagnée d’un certificat signé de la main de l’artiste portant les mêmes mentions. Le galeriste est censé vendre une œuvre authentique et engage sa responsabilité. Concernant les photographies et les gravures, elles peuvent être tirées en nombre d’exemplaires limités. Dans une salle des ventes, le bordereau d’adjudication a valeur de certificat d’authenticité. On le garde précieusement car il sera utile en cas de revente (ou pour l’assureur en cas de vol, perte, incendie).