Pour la première fois, le Centre Pompidou consacre une exposition à l’oeuvre de Valérie Belin.

Après avoir photographié de vrais « modèles » en 2001, Valérie Belin veut atteindre une sorte d’équivalence. Elle souhaite rendre les mannequins de cire aussi vivants que les modèles.

En 2003, l’idée est de faire une photo qui évoque une femme virtuelle parfaite, comme Lara Croft. Mais elle veut photographier un objet réel, pas le produit d’un ordinateur.

Quelqu’un lui parle de Adel Rootstein, qui fabrique des mannequins très réalistes.

Elle se rend alors dans un entrepôt rempli d’une centaines de figurines et choisit un mannequin expressif, glamour mais fixe.

Il ne reste plus qu’à trouver l’angle exact qui donnera la meilleure illusion de la réalité.

Fascinée par la notion d’animé et d’inanimé, Valérie Belin choisit la photographie qu’elle juge en « prise directe » avec le réel.

Elle utilise Photoshop pour « travailler les couleurs comme le ferait un peintre ».

L’exposition est organisée autour de la dernière série de l’artiste, « Super Models », qui renoue avec des oeuvres datant de plus de 10 ans, provenant de collections privées ou publiques.

Une trentaine d’oeuvres qui interroge le spectateur sur la notion de réel ou d’irréel.

Éric D.